google information referenceur

Tout le monde aujourd’hui connait la place de Google dans le Web mondial, et particulièrement dans le web francophone. La communauté des référenceurs connait les guidelines (ce qui ne sous entend pas les respecte), et les notions les plus transparentes de son algorithme.

A l’heure du Web 2.0, l’information se propage à une vitesse prodigieuse, jamais vue, jamais connue auparavant.

Et les maîtres de l’information, ce sont les référenceurs. Lequel d’entre nous ne s’est jamais posé la question de la manipulation de celle-ci.

Nous sommes un pourcentage faible de la population française, à comprendre que les résultats d’une recherche sur Google ne sont pas seulement les plus pertinents, mais sont aussi et surtout les plus travaillés en backoffice, les plus soignés, et pas sur de quelconques critères de véracité. Comment aujourd’hui lorsque nous effectuons une recherche Google à des fins personnelles ne pas nous demander la viabilité de l’information que nous lisons lorsque l’on sait à quel point il est aisé (bien sûr, c’est un raccourci, on connait tous la difficulté de l’affaire) de faire ressortir son site Web sur une requête particulière, que l’information soit vraie ou non. Aujourd’hui, Google, qui n’aurait du être qu’un relais pour l’information que l’on peut lire dans les journaux, devient peu à peu une source pour ces mêmes journaux.

Imaginez, un journaliste va tomber sur une information sur le web. Et effectuer une recherche pour juger sa pertinence. Montez quelques sites sur les requêtes du même type, accréditant la thèse de la première information, à grand coups de « vérifiés par l’AFP ». Quel pas reste-t-il à franchir entre la lecture et la publication dans des journaux grand public ?
Vous me direz, un « grand pas ». Je vous dirai que non : aujourd’hui, il existe des crédules partout, des fénéants partout. Décrocher le téléphone pour demander à l’AFP la véracité de l’affaire peut ne pas toujours être un reflexe. Je n’en sais rien. Je suppose. Mais imaginez une seconde.

Google, comme les autres moteurs de recherche, a acquis une image auprès du grand public : celle de moteur de recherche offrant la meilleure pertinence, et pertinence est souvent confondu avec valeur de l’information. Nous sommes derrière l’information à notre manière, à même de la manipuler à cause d’algorithmes qui, souhaitant offrir le meilleur résultat à l’internaute, offrent plutôt une démarche viable pour donner à son information l’image d’une vérité.

Je ne critique pas les algorithmes de Google, Yahoo et confrères, mais c’est dans ce sens là où pour moi ils ont leur limite : ils sont manipulables.